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SUMMARY:Nouvelles sculptures dans le jardin\, les « Cerbères » d’Elias Kurdy
DESCRIPTION:Untitled (Cerbères) – d’Elias Kurdy\, triptyque sculptural à têtes florales. \n\n \n\n\nLe jardin de sculptures du Centre d’art contemporain de Châteauvert accueille en dépôt et pour une durée d’un an\, trois Cerbères d’Elias Kurdy. Ces œuvres revisitent la figure mythologique du gardien des Enfers en la métamorphosant.\n\n\n \n\n\n\nDans cette œuvre\, Elias Kurdy revisite la figure du Cerbère en la faisant basculer du côté de l’inattendu. À la place des trois têtes hurlantes du gardien des Enfers\, émergent trois bouquets pleinement épanouis. Le monstre\, réduit à une blancheur immobile\, semble avoir perdu sa fonction première : plus de crocs\, plus de regard incandescent\, seulement des floraisons qui désarment sa fureur. \nAutrefois chargé de retenir les âmes errantes au seuil du royaume des morts\, le Cerbère devient ici une créature paradoxale : ses têtes florales ne menacent plus\, elles veillent. Elles dressent une ultime frontière — fragile\, vivante — entre la terre et sa propre ruine. \nDans ce silence végétal\, presque solennel\, la sculpture semble interroger notre capacité à choisir : bifurquer vers un avenir où l’équilibre avec le vivant se reconstruit\, ou laisser cet équilibre se dissoudre irrémédiablement. Le mythe\, retourné comme un gant\, nous regarde autant qu’il nous met en demeure. \n\n\n\n \n\n\nNé à Damas en 1990\, Elias Kurdy étudie l’architecture à l’Université arabe internationale de Damas avant de s’installer à Marseille\, où il se tourne vers les arts plastiques. Là\, il complète sa formation à l’École Nationale Supérieure d’Architecture puis aux Beaux-Arts\, où il obtient son DNA puis son DNSEP.\n\n\nLa pratique sculpturale de Kurdy est traversée par une tension entre épaisseur historique et fiction contemporaine. Il s’intéresse aux vestiges archéologiques et à leur poids symbolique.\n\n\nL’humour et l’illusion jouent un rôle important dans son travail : ses œuvres tiennent souvent sur le fil de l’équilibre\, comme si elles pouvaient basculer\, s’effriter ou disparaître à tout instant. Ses interventions mêlent dessin\, sculpture\, architecture\, matières artisanales et codes classiques\, cherchant à défier l’idée d’une histoire linéaire ou d’un patrimoine univoque.\n\n\n 
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SUMMARY:EXPOSITION "Ce qui nous regarde" d'Hilario Isola
DESCRIPTION:Exposition Ce qui nous regarde d’Hilario ISOLA \nExposition du 14 février au 14 juin 2026 \nLe Centre d’art contemporain de Châteauvert de l’Agglomération Provence Verte est heureux de présenter l’exposition personnelle de l’artiste italien Hilario Isola\, qui vit et travaille entre Turin et Bagnolo. Intitulée Ce qui nous regarde\, cette exposition réunit pour la première fois un ensemble d’œuvres qui\, mises en regard\, composent une galerie de portraits inédite au sein de sa pratique. Certaines pièces sont issues de séries existantes — I Mani\, I Filosofi\, The Scientists\, Aruspice — tandis que d’autres ont été spécialement conçues pour l’exposition\, en résonance avec le contexte agricole\, naturel et historique de la Provence Verte. Ce dialogue entre œuvres anciennes et nouvelles révèle une ligne de force souterraine dans le travail de l’artiste : le visage comme seuil\, comme interface sensible entre ce que nous voyons et ce qui nous regarde. \nCe qui nous regarde se présente à nous en clair-obscur\, Hilario Isola compose ici une nouvelle galerie\, non pas uniquement de portraits\, mais également de figures inassignables\, de visages dérobés\, d’apparitions fragmentaires : les œuvres ne se donnent pas immédiatement\, elles se tiennent à la lisière du visible\, dans un régime d’ombre et de veille\, l’exposition est en quelque sorte construite comme un théâtre de la réversibilité du regard : les œuvres ici déployées ne sollicitent pas la reconnaissance\, mais l’attention. Elles ne figurent pas\, elles regardent. \nEn choisissant d’intituler l’exposition d’après le titre de l’essai de Georges Didi-Huberman (Ce que nous voyons\, ce qui nous regarde\, 1992)\, Isola installe d’emblée une tension. Il ne s’agit plus simplement de voir — mais de se savoir vu. D’abandonner l’illusion d’un regard souverain\, d’entrer dans une dialectique où l’image n’est plus un objet à capter\, mais un sujet à rencontrer. Comme dans l’allégorie platonicienne de la caverne\, le visible est ici affaire de projection\, de déplacement\, de révélation partielle. Ce que nous prenons pour des formes éclairées est peut-être encore une ombre. Et ce qui semble n’être qu’une ombre est peut-être ce qui\, le plus profondément\, nous concerne. \nÀ travers ce parcours\, Hilario Isola ne propose pas une exposition de portraits\, mais une expérience du regard déplacé. Une expérience où la forme visage devient interface — entre mémoire et oubli\, matière et esprit\, geste et image. Ce que nous voyons\, ici\, ne se donne pas d’emblée. Ce qui nous regarde\, en revanche\, persiste. Ici\, l’apparition se déplace\, s’élargit\, se diversifie. Le regard n’est pas seulement archéologique : il devient éthique\, poétique\, politique. Il enveloppe la question du paysage\, du rituel\, de la technique\, du souvenir et de la perte.\nChez Hilario Isola\, le visage est toujours ce qui nous regarde. Et ce regard — discret\, latent\, persistant — nous oblige à voir autrement. \nSes œuvres ne naissent jamais d’un geste spectaculaire\, mais d’un temps long. C’est une œuvre de dépôt\, de présence lente\, de transformation douce des matériaux. Elles activent une écologie de l’attention. Elles accueillent la poussière\, la lumière\, la moisissure\, le souffle\, le vide. Il y a toujours\, dans ses pièces\, un seuil à franchir — pas seulement spatial ou optique\, mais sensible. Il faut consentir à ralentir\, à déplacer son axe\, à s’abandonner à l’indice plutôt qu’au signe. C’est un art de l’approche\, qui ne cherche pas à produire des images\, mais à révéler les conditions d’apparition. \nOn pourrait dire\, avec Emanuele Coccia\, que ces œuvres prolongent le vivant. Elles n’imitent pas la nature\, elles en sont une continuité. Le filet agricole\, la vigne\, le sarment\, le champignon ou la poussière de bauxite ne sont pas des matériaux « inspirants » : ils sont co-auteurs. Ils travaillent avec l’artiste\, ils agissent sur la forme\, ils regardent aussi. Chaque œuvre est le lieu d’une porosité — entre corps et espace\, entre humain et végétal\, entre rituel et accident. Ainsi se tisse\, à travers cette exposition\, une forme de cosmopolitique du regard : un monde où voir signifie être affecté. \nCe qui nous regarde ne nous demande pas d’interpréter. Elle nous invite à éprouver. À nous tenir dans une présence élargie — où les visages ne parlent pas\, mais veillent. \nÀ propos de l’artiste \nNé en 1976 à Turin\, Hilario Isola vit et travaille entre l’Italie et la France. Artiste et agriculteur\, il développe depuis le début des années 2000 une œuvre sensible et conceptuelle nourrie par les formes de la nature\, les gestes artisanaux et les phénomènes de transformation lente. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions en Europe et à l’international\, notamment au NMNM – Nouveau Musée National de Monaco\, au MUCEM (Marseille)\, à la Friche Belle de Mai\, à Art in General et Artists Space (New York)\, au SculptureCenter (NY)\, au CCA de Montréal\, à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo (Turin)\, au Museion de Bolzano\, à la David Roberts Art Foundation (Londres) ou encore à la Fondazione Bevilacqua La Masa (Venise). \n  \nCommissariat : Véronique Collard-Bovy \nCette exposition a été rendue possible par le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur\, Ministère de\nla Culture
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